La Population

La population estimée de la Guadeloupe est aujourd'hui de  411 000 habitants, pour une densité moyenne de 227 habitant au Km² (en 1990). Composée essentiellement de noirs ou métisse (près de 80 %), est originaire d'africains en provenance des côtes guinéennes pour les besoins de la culture de la canne à sucre pendant les XVIIème et XVIIIème siècle.

Les Indiens des Indes : A ne pas confondre avec les indiens caraïbes, malgré les ressemblances physiques. Ils sont quelques dizaines de milliers en Guadeloupe et en Martinique, principalement en Grande Terre pour la Guadeloupe : région du Moule et de Saint-François. Malgré une certaine créolisation de leur mode de vie, les coolies ont réussi à conserver de nombreux éléments de leur patrimoine culturel. On peut même parler d'échange culturel entre les populations : le colombo d'origine tamoul, par exemple, est devenu le plat national de la Guadeloupe, alors que la langue créole et le catholicisme ont conquis tous les foyers hindous ; ce qui fait nullement obstacle à la pratique simultanée de leur propre religion. Les temples hindous se repèrent aisément dans la campagne par la présence de mats tricolores arborant les drapeaux rouges et bleus et sous lesquels des réceptacles accueillent offrandes, bougies et lampes à huile. Il existe deux catégories de temples hindous en Guadeloupe : les temples de Kalimal et les temples de Mariam mnan. Le temple le plus important, le plus spectaculaire, est celui de Chanzy près de Capesterre, son architecture est purement indienne.

Les Caraïbes : Il a toujours été dit que les derniers caraïbes végétaient "protégés" ou "parqués" dans les limites de la réserve de Qualla River, sur la côte orientale de l'île de la Dominique. Il subsiste encore des traces de leur caractère amérindien sur le visage de certains habitants de la Pointe des Châteaux et surtout de la Pointe de la Grande Vigie, site où était fixée officiellement une réserve indienne jusqu'en 1730.

Les Békés : Peu nombreux, ils forment une véritable caste, les noms des grandes familles se retrouvent sur les façades de la majorité des grandes entreprises de la Guadeloupe. Ils contrôlent toujours en grands seigneurs la charpente économique de l'île : la culture et le commerce de la banane, du sucre de canne, du rhum, ils ont su aussi diversifier leurs activités.

Les Békés, les Blancs Matignon, les Saintois et les Saint Barth, sont appelés aussi "blancs pays" ou "créoles" et font partie de l'histoire de la Guadeloupe, leurs ancêtres étaient installés dans les îles avant même l'arrivée des noirs aux Antilles.

Les Libanais et les Syriens : Ils forment comme partout ailleurs une communauté dont l'activité essentielle est le commerce, et détiennent dans l'île, la majeur partie des magasins de bijoux, de tissus et de vêtements, notamment dans les grandes rues commerçantes de Pointe à Pitre : les rues Nozières, Frébault et Shoelcher.